lundi 31 mars 2025

Salon du polar de Scionzier

Quel beau week-end... Des animateurs au top (merci à eux !) et des lecteurs enthousiastes. J'étais heureux de présenter les Meilleurs sont sous terre pour la première fois !

Et puis, quelle rigolade avec Olivier Truc, Sébastien Vidal et Marco Pianelli !!!

A l'année prochaine ? 




 


mercredi 19 mars 2025

Nils Barrellon remporte le 5e Prix du roman de la Gendarmerie nationale

 


Le Prix du roman de la gendarmerie nationale 2025 a été décerné à Nils Barrellon pour son roman Les Meilleurs sont sous terre. Remis mardi 18 mars par le général d’armée Hubert Bonneau, Directeur général de la Gendarmerie nationale et président du jury, ce prix couronne cette année un thriller scientifique haletant, où la technicité d’investigation des gendarmes rencontre l’univers très fermé des scientifiques du CERN.

Au petit matin, en plein mois d’octobre, le lieutenant Loïc Boudier, de la section de recherches de Lyon, et son adjoint, l’adjudant Neaume, sont appelés sur une scène de crime à la frontière franco-suisse. Sur place, ils découvrent le corps sans vie et mutilé d’une physicienne du CERN, le Conseil européen de recherche nucléaire. Pour résoudre cette enquête, les deux militaires vont devoir travailler en coopération avec la police suisse. Une affaire qui va les plonger au cœur de l’univers de la physique quantique et de l’histoire singulière d’un des plus grands scientifiques du XXe siècle, le physicien italien Ettore Majorana, mystérieusement disparu en 1938 au cours d’un voyage en mer entre Palerme et Naples, une sorte de cold case qui a longtemps alimenté de nombreux fantasmes.
 

La justesse et la richesse du roman

Mêlant science et mystère, littérature et physique, ce nouveau roman de Nils Barrellon, professeur agrégé de sciences physiques au lycée Montaigne, est une immersion au cœur de la science. Pour écrire ce roman captivant, l’auteur a dû faire de nombreuses recherches, notamment sur le volet gendarmerie. « Je ne connaissais pas du tout cet univers et, pour être le plus juste, j’ai donc fait beaucoup de recherches. […] Et puis j’ai demandé à des gendarmes de me corriger, parce qu’au fond, il n’y a pas de regard plus acéré et plus pointu que celui d'un professionnel. » Une justesse et une précision qui ont su séduire.


 Désigné à une très large majorité par le jury, Les meilleurs sont sous terre a plu aussi bien aux gendarmes qu’aux chercheurs, aux journalistes et aux auteurs qui en faisaient partie. Des écrivains parmi lesquels Maxime Chattam, auteur de romans à succès, réserviste citoyen de la gendarmerie nationale et pilier du Prix du roman depuis sa création : « Les questions qu’on se pose lorsqu’on lit un manuscrit, c’est de savoir si on est embarqué par l’histoire, si elle tient debout, si les personnages principaux sont assez épais pour qu’on ait envie de s’attacher à eux, de les comprendre et de suivre le récit. Dans un livre comme celui-ci, la particularité, c’est qu’il y a en plus le mélange de l’enquête, d’une dimension presque historique, d’une dimension pédagogique et scientifique. Et ce mélange, ici, fonctionne extrêmement bien. Jusqu’au bout, tous les éléments s’enchaînent avec le bon rythme, ce qui fait qu’après avoir lu le bouquin en quelques heures, on se dit : ah oui, il y a un roman, un vrai roman ! »

Un avis partagé par le lieutenant-colonel Marie Sachot, membre du jury. Actuellement commandante de la compagnie de gendarmerie départementale de Chambéry, elle a auparavant été adjointe à la compagnie de Gex, lieu de l’intrigue du roman. « Je suis scientifique de formation et j’ai trouvé que le mélange du roman avec la vulgarisation scientifique était une vraie richesse et fonctionnait bien. La personnalité des héros, les gendarmes français et le policier suisse, sonne vraiment très juste. Ce sont des personnages attachants qu’on a envie de suivre dans l’histoire. J'ai aussi retrouvé les lieux où j'avais travaillé. Je me suis imaginée à nouveau dans ce territoire que je connais bien et que j'ai complètement retrouvé. »

 
Faire connaître et rayonner la gendarmerie

Polar cérébral mais aussi extrêmement humain, Les Meilleurs sont sous terre représente bien l’état d’esprit que la Gendarmerie nationale et les Éditions Plon ont souhaité donner au Prix, comme l’a souligné le général d’armée Hubert Bonneau : « Le but du Prix est de faire connaître les gendarmes, le travail au quotidien de ces femmes et de ces hommes qui servent au sein de l’Institution. Je pense qu’il y a un formidable gisement pour les auteurs, pour les écrivains. La gendarmerie, c’est plusieurs centaines de métiers. C'est la territorialité, les grands espaces, les outre-mer, mais c’est aussi la haute technicité, la haute technologie. Ce sont des gendarmes qui sont engagés partout sur le territoire national et à l'étranger. Il y a donc là une source d'inspiration absolument extraordinaire ! » Avec cette distinction, Nils Barrellon succède ainsi aux quatre précédents lauréats : Marco Pianelli pour le polar Les Entrailles de la nuit (2024),le lieutenant-colonel Robin Fischhoff pour le roman fantastique Mekiro (2023),Christophe Carlier pour le thriller Un prénom en trop (2022) et enfin Patrice Quélard pour le roman historique Place aux immortels (2021).