Qui va avoir bientôt besoin de l'être... Ré-activé. Mais... Chut :-)
jeudi 10 septembre 2026
samedi 7 juin 2025
Le coup de coeur de la librairie Mollat
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https://www.mollat.com/livres/3291377/nils-barrellon-les-meilleurs-sont-sous-terre
Votre libraire avoue qu'il ne savait rien du CERN avant d'ouvrir le roman policier de Nils Barrellon "Les meilleurs sont sous terre", cinquième lauréat du Prix du roman de la gendarmerie nationale.
L'intrigue démarre sur les chapeaux de roue : le corps d'une femme, le crâne fracassé, est découvert dans l'enceinte du CERN. Le Lieutenant Carbonnier et son adjoint sont dépêchés sur le lieu du crime, en attendant l'arrivée des TIC (Technicien en identification criminelle). Après les relevés de l'équipe scientifique, au moment de procéder à la levée du corps, un problème inattendu surgit : la femme gît sur la frontière franco-suisse ! Qui doit se charger de l'enquête ? C'est alors qu'entre en scène l'inspecteur principal Mark Wellber, de la police cantonale genevoise. Après un flou savoureux devant la situation ubuesque, les policiers tant suisses que français sont sommés de collaborer ensemble, ce qui va donner tout au long du livre des scènes savoureuses sur la rivalité entre flics et des dialogues bourrés d'humour (votre libraire en riait tout seul).
La victime se nomme Bianca Lorca, elle travaillait au CERN et dirigeait le projet DUNE sur la plateforme Neutrino, équipée d'accélérateurs de particules à la pointe de la recherche. Ses collègues sont effondrés. Tout le monde est a priori suspect sur le site, ça fait du monde ! Et voilà votre libraire lecteur embarqué dans une enquête haletante et imprévisible, aux multiples rebondissements. Ajoutons que le livre est construit en chapitres alternés narrant l'histoire de la physique et d'un singulier Ettore Majorana, théoricien fulgurant connu pour ses travaux en physique de particules, mystérieusement disparu... Ceci pourrait bien avoir un rapport avec cela, mais n'en disons pas plus, suspense oblige !
Merci Karine 😏
vendredi 6 juin 2025
L'article du Courrier Picard
Qui donc en voulait à Bianca Lorco au point de la tuer ? Cette chercheuse au CERN (organisation européenne pour la recherche nucléaire), dont le corps a été découvert sur la frontière franco-suisse, menait une vie solitaire. La piste du crime passionnel est vite écartée, tout comme celle du crime crapuleux. Malgré une certaine antipathie, gendarmerie française et police suisse n’ont pas d’autre choix que de collaborer. Le meurtre s’expliquerait-il par les recherches de Bianca sur les neutrinos, ces particules élémentaires de la physique des particules ? Peut-on l’avoir tuée pour ce qu’elle savait…
mercredi 21 mai 2025
La critique instagramesque d'Alex
Ce livre a reçu le prix du roman de la gendarmerie nationale 2025. Autant vous dire que ça assure un gage de crédibilité!
Est-ce pour autant gage de qualité? Eh ben moi j'ai été convaincue.
Et pourtant j'aurais pas parié une cacahuète à la lecture de mots aussi abscons que neutrinos😅
L'auteur est prof agrégé de sciences physiques et il a réussi à rendre le sujet hyper accessible sans pour autant tomber dans la facilité en prenant ses lecteurs pour des demeurés ignorants.
Une femme est retrouvée morte dans l'enceinte du CERN, pile sur la frontière franco-suisse donc synonyme d'emmerdes et de coopération policière.
Pour comprendre les raisons de la mort de cette physicienne de renom qui a consacré sa vie à la physique quantique, les gendarmes vont donc devoir comprendre son monde, ses travaux, ce qui l'anime, comprendre la physique.
Et donc nous aussi les lecteurs!
Enquête passionnante! Les joutes verbales entre le duo français Carbonnier Pailhès et leur homologue suisse au borsalino l'inspecteur Wellber, puis la nécessaire coopération, donnent du piquant à l'enquête.
On sent le décalage entre le "pragmatisme" de l'enquête et la passion, voire dévotion, des physiciens, collègues de la morte, pour le neutron, l'atome...
Entre les avancées de l'enquête, l'auteur nous entraine sur les traces d'Ettore Majorana, un physicien sicilien surdoué des années 1920-1930.
On devine un lien entre passé et présent mais l'auteur ménage habilement ce suspense et il faudra attendre la fin du livre pour avoir la clé de ces énigmes.
Un roman policier bien écrit, passionnant, qui plaira aux amateurs de polar réaliste ainsi qu'aux esprits scientifiques. J'ai tourné les pages sans être bloquée par les théories qui étaient exposées, sur la description des expériences conduites au CERN. C'était intéressant et même si j'ai pas tout retenu, j'ai compris ce que je lisais. On sent que l'auteur prenait plaisir à faire évoluer ses personnages dans un domaine qu'il connait bien.
Si vous aimez les polars scientifiques, celui-ci devrait vous plaire.
Merci Alex
dimanche 13 avril 2025
Critique de Ouest France de Les meilleurs sont sous terre
Les lois de la physique
La physique est une science, l’enquête criminelle est aussi un art… Le corps d’une femme est découvert dans l’enceinte du Centre européen de recherche nucléaire, près de Genève. À cheval sur la frontière franco-suisse, ce qui provoque une collaboration entre gendarmerie tricolore et police helvètique. L’enquête plonge dans le monde passionnant mais exigeant de la physique quantique. Elle nous fait découvrir – dans des allers-retours spatiotemporels – les fulgurances d’un grand scientifique du XXe siècle, le physicien italien Ettore Majorana, dont « les idées se bousculaient dans la tête à longueur de journée » et qui disparut mystérieusement en 1938. Et si les neutrons expliquaient le mystère ? Ce captivant livre de Nils Barrellon, professeur agrégé de sciences physiques, passionné de chiffres et de lettres, a reçu le Prix du roman de la gendarmerie nationale 2025, dont Ouest-France est membre du jury. (Cyril Petit)
lundi 31 mars 2025
Salon du polar de Scionzier
Quel beau week-end... Des animateurs au top (merci à eux !) et des lecteurs enthousiastes. J'étais heureux de présenter les Meilleurs sont sous terre pour la première fois !
Et puis, quelle rigolade avec Olivier Truc, Sébastien Vidal et Marco Pianelli !!!
A l'année prochaine ?
mercredi 19 mars 2025
Nils Barrellon remporte le 5e Prix du roman de la Gendarmerie nationale
Le Prix du roman de la gendarmerie nationale 2025 a été décerné à Nils Barrellon pour son roman Les Meilleurs sont sous terre. Remis mardi 18 mars par le général d’armée Hubert Bonneau, Directeur général de la Gendarmerie nationale et président du jury, ce prix couronne cette année un thriller scientifique haletant, où la technicité d’investigation des gendarmes rencontre l’univers très fermé des scientifiques du CERN.
Au petit matin, en plein mois d’octobre, le lieutenant Loïc Boudier, de la section de recherches de Lyon, et son adjoint, l’adjudant Neaume, sont appelés sur une scène de crime à la frontière franco-suisse. Sur place, ils découvrent le corps sans vie et mutilé d’une physicienne du CERN, le Conseil européen de recherche nucléaire. Pour résoudre cette enquête, les deux militaires vont devoir travailler en coopération avec la police suisse. Une affaire qui va les plonger au cœur de l’univers de la physique quantique et de l’histoire singulière d’un des plus grands scientifiques du XXe siècle, le physicien italien Ettore Majorana, mystérieusement disparu en 1938 au cours d’un voyage en mer entre Palerme et Naples, une sorte de cold case qui a longtemps alimenté de nombreux fantasmes.
La justesse et la richesse du roman
Mêlant science et mystère, littérature et physique, ce nouveau roman de Nils Barrellon, professeur agrégé de sciences physiques au lycée Montaigne, est une immersion au cœur de la science. Pour écrire ce roman captivant, l’auteur a dû faire de nombreuses recherches, notamment sur le volet gendarmerie. « Je ne connaissais pas du tout cet univers et, pour être le plus juste, j’ai donc fait beaucoup de recherches. […] Et puis j’ai demandé à des gendarmes de me corriger, parce qu’au fond, il n’y a pas de regard plus acéré et plus pointu que celui d'un professionnel. » Une justesse et une précision qui ont su séduire.
Désigné à une très large majorité par le jury, Les meilleurs sont sous terre a plu aussi bien aux gendarmes qu’aux chercheurs, aux journalistes et aux auteurs qui en faisaient partie. Des écrivains parmi lesquels Maxime Chattam, auteur de romans à succès, réserviste citoyen de la gendarmerie nationale et pilier du Prix du roman depuis sa création : « Les questions qu’on se pose lorsqu’on lit un manuscrit, c’est de savoir si on est embarqué par l’histoire, si elle tient debout, si les personnages principaux sont assez épais pour qu’on ait envie de s’attacher à eux, de les comprendre et de suivre le récit. Dans un livre comme celui-ci, la particularité, c’est qu’il y a en plus le mélange de l’enquête, d’une dimension presque historique, d’une dimension pédagogique et scientifique. Et ce mélange, ici, fonctionne extrêmement bien. Jusqu’au bout, tous les éléments s’enchaînent avec le bon rythme, ce qui fait qu’après avoir lu le bouquin en quelques heures, on se dit : ah oui, il y a un roman, un vrai roman ! »
Un avis partagé par le lieutenant-colonel Marie Sachot, membre du jury. Actuellement commandante de la compagnie de gendarmerie départementale de Chambéry, elle a auparavant été adjointe à la compagnie de Gex, lieu de l’intrigue du roman. « Je suis scientifique de formation et j’ai trouvé que le mélange du roman avec la vulgarisation scientifique était une vraie richesse et fonctionnait bien. La personnalité des héros, les gendarmes français et le policier suisse, sonne vraiment très juste. Ce sont des personnages attachants qu’on a envie de suivre dans l’histoire. J'ai aussi retrouvé les lieux où j'avais travaillé. Je me suis imaginée à nouveau dans ce territoire que je connais bien et que j'ai complètement retrouvé. »
La critique du Figaro sur les meilleurs sont sous terre
Le polar narre l’enquête d’un policier suisse et d’un gendarme français après la découverte d’un corps dans l’enceinte d’un laboratoire. L’auteur succède à Marco Pianelli, vainqueur de la précédente édition.
Nils Barrellon, professeur agrégé de sciences physiques, a remporté mardi le Prix du roman de la gendarmerie pour son livre Les Meilleurs sont sous terre (Editions Plon), a annoncé la gendarmerie. Pour cette 5e édition du Prix du roman de la gendarmerie, le jury présidé par le général Hubert Bonneau, directeur général de la gendarmerie nationale et Jean-Luc Barré, président des éditions Plon, a consacré l'ouvrage de Nils Barrelon, auteur déjà de plusieurs romans policiers, de nouvelles et de pièces de théâtre. Son roman, Les Meilleurs sont sous terre, mêle « enquête judiciaire, physique quantique et histoire des sciences ».
Récompensé pour « son suspens efficace »
Il raconte « une enquête à la frontière franco-suisse, menée conjointement par un gendarme français et un policier suisse, après la découverte d'un cadavre dans l'enceinte du CERN, laboratoire européen pour la recherche nucléaire et la physique des particules », selon le communiqué de la gendarmerie. L'enquête s'ouvre « Sur l'univers fascinant de la physique quantique et l'histoire singulière et des fulgurances méconnues d'un des plus grands scientifiques du XXe siècle, le physicien italien Ettore Majorana, mystérieusement disparu en 1938 au cours d'un voyage en mer entre Palerme et Naples. Ses travaux pourraient-ils être la clé de l'énigme et de l'assassinat ? ». Le roman a été désigné par le jury à une très large majorité pour « ses qualités d'écriture, l'originalité de son intrigue, son suspense efficace et son érudition scientifique ». L'an dernier, le prix avait été décerné à Marco Pianelli, travailleur social dans les Bouches-du-Rhône, pour son roman Les Entrailles de la nuit. La police est dotée depuis 1946 d'un prix littéraire semblable, le prix du Quai des Orfèvres, édité chez un concurrent de Plon, les éditions Fayard.
mardi 18 mars 2025
L'article de l'Essor de la Gendarmerie
Un agrégé de sciences physiques lauréat du Prix du roman de la Gendarmerie
par Pierre-Marie GIRAUD | Société
Professeur agrégé de physique au lycée Montaigne, Nils Barrellon vient de remporter le 5e prix du roman de la Gendarmerie.
Nils Barrellon, professeur agrégé de sciences physiques, a remporté mardi 18 mars 2025 le 5e Prix du roman de la Gendarmerie pour « Les Meilleurs sont sous terre » (Editions Plon). Présidé par le général Hubert Bonneau, directeur de la Gendarmerie, et Jean-Luc Barré, président des éditions Plon, le jury du prix avait en effet choisi son roman, en novembre 2024. Nils Barrellon, professeur au lycée Montaigne à Paris, est également auteur de romans policiers, de nouvelles et de pièces de théâtre.
Un gendarme français et un policier suisse enquêtent
Son roman mêle enquête judiciaire, physique quantique et histoire des sciences. Il raconte une enquête à la frontière franco-suisse, menée par un gendarme français et un policier suisse. Elle fait suite à la découverte d’un cadavre dans l’enceinte du CERN, laboratoire européen pour la recherche nucléaire et la physique des particules.
L’enquête s’ouvre sur l’univers fascinant de la physique quantique et l’histoire singulière des fulgurances méconnues d’un des plus grands scientifiques du XXe siècle, le physicien italien Ettore Majorana. Celui-ci a mystérieusement disparu en 1938, au cours d’un voyage en mer entre Palerme et Naples. « Ses travaux, écrit l’auteur, pourraient-ils être la clé de l’énigme et de son assassinat? ».
Choisi à une très large majorité
Le roman a été désigné par le jury à une très large majorité explique la Gendarmerie. Notamment pour « ses qualités d’écriture, l’originalité de son intrigue, son suspense efficace et son érudition scientifique ». En 2024, le prix avait été décerné à Marco Pianelli, travailleur social dans les Bouches-du-Rhône, pour son roman « Les Entrailles de la nuit ».
Un prix créé en 2020
La direction de la Gendarmerie et les éditions Plon ont créé ce prix littéraire en 2020. Il récompense ainsi un roman ou texte de fiction (littéraire, historique, policier…) dans lequel l’Arme ou les gendarmes tiennent un rôle prépondérant. Le lauréat, désigné par un jury ou siègent le directeur de la Gendarmerie (DGGN), des écrivains, des journalistes et des gendarmes, voit alors son manuscrit publié par les éditions Plon.
La Police nationale délivre également un prix littéraire semblable. Remis depuis 1946, le prix du Quai des Orfèvres, édité chez un concurrent de Plon, les éditions Fayard.
5ème prix du roman de la Gendarmerie
C'est officiel, je deviens le 5ème récipiendaire du Prix du Roman de la Gendarmerie avec Les meilleurs sont sous terre, un polar scientifique qui se déroule au CERN et publié aux éditions PLON.
Ce jeune prix récompense un roman qui met en scène la gendarmerie Nationale. Un jury composé de gendarmes donc mais aussi de personnalités comme Caroline Roux ou Eric Delbecque et présidé par M.Chattam.
J'ai hâte de venir vous le présenter dans les salons !
A bientôt donc.
lundi 13 juin 2022
La chronique de la Terre en colère par Rouchdi...
...pour Reporters
vendredi 10 juin 2022
La chronique de la Terre en colère par Nadine pour...
...pour Encres Vagabondes
Un cadavre est pendu au-dessus du boulevard périphérique. Le commissaire Bonfils, dépêché sur les lieux, croise le sourire ambigu d’un témoin. Quand il veut s’en approcher pour l’interroger, l’homme prend la fuite. Cette attitude incite le commissaire à le poursuivre dans ce décor insolite. Mais la course poursuite, quoique vertigineuse, se termine par un knock-out, le poing du fuyard n’est pas tendre.
C’est ainsi que débute l’affaire du Djihad Vert. Une vidéo, diffusée peu après, revendique ce crime. Une association écologiste "La Terre en colère" en est l’auteur. Elle a visé un dirigeant d’un groupe industriel qui, pour exploiter le bois, détruit les forêts tropicales : cent mille hectares en République Démocratique du Congo. Elle rappelle que l’urgence est à la décroissance mondiale « et cela passera par l’élimination de ceux qui s’y opposent. Industriels véreux, politiques corrompus, banquiers assoiffés de profits quelles qu’en soient les conséquences pour notre planète, tremblez ! En refusant de comprendre, vous devenez notre cible. Djihad Vert ! »
Perquisition dans le local de l’association La Terre en colère ; les deux plantons de service donnent une première piste qui mène à l’identité de l’auteur de la vidéo : Benoît Cachan, un ancien militant qui trouvait que l’association était trop molle, qu’il fallait agir davantage.
Perquisition aux domiciles de tous les Benoît Cachan de la région. Celui qui vit à Arcueil est le bon (Clin d’œil aux usagers du RER B). Il est absent mais sa mère fait entrer la police et le commissaire découvre, bien planqués, un ordinateur et une pochette pleine de tracts vegan et d’articles de journaux concernant des actions coup de poing de groupes écologistes.
Une fois les téléphones sur écoute, le commissaire peut suivre les conversations entre Benoît et sa mère. Benoît a rejoint une planque que les flics ont pu géo localiser en Auvergne et ils s’y rendent.
Un capitaine de gendarmerie les accompagne jusqu’à « la ferme des branleurs », comme il dit.
Douze jeunes, femmes et hommes, sont présents dans la ferme. Benoît Cachan n’est pas présent ni le treizième qui est allé chercher des clopes. Mais en quittant la ferme, une surprise attend les policiers.
Un deuxième pendu suivra, puis une troisième. Une liste des hommes et femmes à abattre sera publiée de quoi donner des cauchemars à une cinquantaine de gros bonnets, trop pour que la police puisse les protéger tous.
Ce polar est rondement mené et le lecteur ne peut qu’admirer la virtuosité du commissaire Bonfils pour déjouer les plus sordides manipulations dont la grande bourgeoisie est capable. On peut regretter que la piste du Djihad Vert pourtant annoncée (et préparée par le prologue qui montre une opération des Vegan contre les abattoirs de volailles) ne soit pas plus développée par la suite. Les entreprises les plus polluantes ou les moins respectueuses des ressources sur Terre sont bien listées mais aucune enquête n’est menée sur le pouvoir de ces entreprises, la corruption qu’elles entretiennent, leurs liens avec le pouvoir en France et dans les pays où elles pillent les ressources. Il y avait sans doute de belles horreurs à mettre scène…
J’ai apprécié que tous les acronymes utilisés par la police criminelle et les expressions de leur argot privé soient expliqués en bas de page. C’est pratique pour les débutants en littérature policière.
On lit avec plaisir ce polar efficace qui joue avec les codes habituels du genre : le flic érudit qui explique tout, le commissaire amoureux de la médecin légiste, la beurette révoltée… Encore un titre qui vient compléter avec bonheur le riche catalogue de Jigal.
jeudi 9 juin 2022
La critique de La Terre en colère par Sylvain...
...pour Boojum
De l’enseignement au polar
Professeur de sciences physiques, Nils Barrellon sort son premier roman, Le jeu de l’assassin, qui se retrouvera finaliste pour le prix Quai des orfèvres. Il créée un personnage récurrent, le commissaire Kuhn qu’on retrouve dans La fille qui en savait trop, La position des tireurs couchés (le titre est certainement un hommage à Manchette) et La lettre et le peigne, ce dernier aux éditions Jigal. Pour ce dernier éditeur, il signe en 2019 Le Neutrino de Majorana et en 2021 Vol AF747 pour Tokyo. Cette année, il nous donne La terre en colère avec un nouveau personnage de flic : tout un programme !
Terrorisme écologique, vraiment ?
« – Ah ! Commissaire Bonfils ! Belle journée, non ?
Monsieur Merle, mon voisin, a enfilé son gilet orange à bandes réfléchissantes. Il s’apprête à faire son tour de vélo quotidien, celui qui lui assure cette santé de fer malgré ses quatre-vingts ans passés. Je lève le nez et constate qu’il ne ment pas. Le ciel est bleu, plus bleu que les yeux de Michèle Morgan. »
Il faut beau en cet automne 2018 mais Paris est secoué par une série d’assassinats de cadres et de dirigeants de grandes entreprises, bientôt revendiqués par un groupe dénommé Djihad Vert. Le commissaire Bonfils met ses équipes sur le sujet, à l’affût du moindre indice déniché sur les scènes de crime. L’enquête transporte Bonfils aux quatre coins de la France dans les communautés véganes. Un suspect est trouvé, un complice aussi… mais les voici assassinés rapidement. Et s’ils étaient les pions d’un crime tellement plus ordinaire ?
Un polar bien troussé
La terre en colère est un roman issu du monde d’aujourd’hui tel qu’il est. Et si des écologistes radicaux pétaient les plombs en ces temps de réchauffement climatique accéléré ? On a déjà lu sur le sujet Green Man (les arènes, 2021). Ici, l’affaire cache une histoire au final assez classique (et sordide). Le lecteur marche car l’auteur a su ménager ses effets. On prend aussi plaisir à avancer en même temps que l’équipe de Bonfils dans les méandres de l’enquête. La terre en colère permet de passer un bon moment, c’est beaucoup.
Sylvain Bonnet
vendredi 20 mai 2022
Une critique de la Terre en colère par LA...
...pour Rayon du Polar
Paris. Porte de Versailles. Un corps, pendu à un pont au-dessus du périphérique, oscille dans le vide ! Le commissaire Bonfils, dépêché sur les lieux, localise un individu au comportement suspect. Il le prend en chasse. Ça court, ça grimpe, ça saute et le commissaire est à terre. Le suspect vient de lui asséner un violent uppercut.
Fin de partie.
L’enquête débute alors qu’un groupe inconnu des services revendique ce meurtre. Et ce groupuscule, au nom explicite de « Djihad Vert », dans un communiqué, prévint les autorités que si rien n’est fait d’autres dirigeants d’entreprises pollueuses subiront le même sort que le pendu du pont de Versailles.
Végans radicaux ? Écologistes nihilistes ? Intégriste du vert déçu par Greenpeace, Extinction Rébellion ou EELV ? L’affaire se présente mal et ceci d’autant plus qu’à la presse qui se déchaîne se joignent les politiques quelque peu énervés.
De courses poursuites en interrogatoires de végans fumeurs de substances illégales, des beaux quartiers aux appartements de militantes de probables avatars du Front de Libération des Animaux, de bourgeoise à des truands, les pistes se multiplient et les impasses s’accumulent jusqu’à ce que l’écran de fumée se déchire et que le sordide explose aux yeux de tous.
Nils Barrellon entraîne le lecteur dans ce nouveau récit avec la même fluidité que, lorsque par le passé, il se frottait à des genres fort différents. Nils Barrellon, auteur de genres multiples, se révèle doté d’un talent qui loin d’être dégradable se révèle renouvelable.
vendredi 8 avril 2022
La critique de la Terre en colère par Yves...
pour son blog Lyvres
Le corps d'un homme est retrouvé suspendu au dessus du périphérique parisien créant un afflux de voyeurs en tout genre. Julien Bonfils, commissaire à la brigade criminelle de Paris aperçoit dans la foule un homme qui lui paraît suspect, le prend en chasse et finit par le perdre. Le meurtre est revendiqué par un groupe jusqu'ici inconnu : Djihad Vert. Ce groupe entend mener des actions violentes contre tous ceux qui représentent les entreprises les plus polluantes de la planète et diffuse une liste de ses prochaines victimes. Une véritable course contre la montre pour éviter d'autres meurtres commence, menée par le commissaire Bonfils et le groupe Da Silva.
Quatrième roman de Nils Barrellon et quatrième changement d'univers et de style. D'un historique La lettre et le peigne, à un scientifique Le neutrino de Majorana, en passant par un huis-clos en avion Vol AF 747 pour Tokyo, le romancier tente et marque à chaque fois.
Cette fois-ci, avec de nouveaux enquêteurs -que personnellement, j'aimerais bien retrouver dans d'autres aventures, je demande, on ne sait jamais-, Nils Barrellon s'inquiète -à juste titre- de l'état de la Terre et place son intrigue au coeur d'un des thèmes majeurs de notre avenir. Celui qui devrait être numéro 1 dans les têtes et les actes de tous les dirigeants, par lequel toutes leurs décisions, leur politique devraient passer : la préservation de la planète.
Contrairement à d'autres polars, l'auteur ne s'attarde pas sur les vies de ses flics dont on ne sait pas grand chose en dehors de leur travail -d'où ma demande de les revoir, histoire d'en apprendre un peu plus. En revanche, on en sait davantage sur les suspects, leurs motivations, leurs cheminements jusqu'à leur entrée dans la liste des policiers. Roman policier classique au contexte moderne -nouveau commissariat au 36 dur du Bastion en lieu et place du 36 quai des orfèvres- où les flics creusent chaque piste, convoquent, interrogent, interpellent, croient avoir trouver le coupable puis déchantent, croisent avec le désormais inévitable geek qui sait trouver les bonnes caméras de surveillance, craquer les mots de passe des PC et téléphones. Tout cela est très bien fait et la patte de Nils Barrellon est dans un style direct aux phrases assez courtes qui parfois font sourire : "Un collègue, qui porte jaune fluo, m'aborde. Il a la trentaine et un petit air d'Alain Delon, en plus petit et en plus moche." (p.19), dans des flics bosseurs, opiniâtres qui ne cèdent jamais à la facilité et, Julien Bonfils en tête, ne s'arrêtent pas tant qu'ils n'ont pas l'intime conviction qu'ils ont le coupable. Et Nils Barrellon de nous balader, de nous surprendre. Les dialogues sont aux petits oignons, des formules qui font mouche, qui donnent un réalisme certain au roman.
Bref, tout est bon chez Barrellon.
mercredi 6 avril 2022
jeudi 31 mars 2022
La critique de Goliath de La Terre en colère...
...pour son blog Les chroniques de Goliath
Quand la cause verte devient rouge sang !
Un corps est trouvé pendu au-dessus du périphérique, à Paris. Un corps qui peu à peu est apparu sous le pont, comme au ralenti. Le meurtre est revendiqué par un groupuscule totalement inconnu jusqu’alors, Le Djihad Vert ! Le commissaire Bonfils est chargé de l’enquête. Rapidement, une liste de noms de personnalités comme autant de futures victimes potentielles est communiquée par voie de presse. D’ailleurs, chaque revendication passe toujours par une journaliste qui en fait la une de son quotidien avant d’en informer les services de police. L’émotion que cette liste de noms de grands capitaines d’industrie occasionne chez les intéressés agite jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir. Lorsque le second corps apparait, lui aussi pendu, les menaces de ce groupe d’activiste deviennent réellement sérieuses. D’eux, on ne sait rien. Ils sont apparus au public par cadavre interposé. S’ils semblent vouloir défendre une cause plus ou moins juste, très écolo, ou plutôt écolo-bobo, le commissaire Bonfils ne trouve pas trace de ce Djihad Vert dans les faits récents des activistes. La cause prétendument défendue ne justifie pas la violence des actes commis. Pourquoi assassiner les dirigeants, plutôt que montrer au monde les actes contre nature qu’ils commettent ? Puis, il a une confusion qui dérange un peu : défendre la cause végan et l’écologie uniquement par des assassinats est un tournant radical en regard des actes habituellement commis pour les causes écolo. En effet, ils affectionnent les attaquent des outils de production, dans lesquels ils font des vidéos de diabolisation pour choquer le public, laissant les attaques sur les personnes au terrorisme ! Un tournant surprenant, une escalade dans la violence qui sera peut-être une marche trop haute à franchir.
Nils Barrellon signe ici un polar rouge de colère, de sang et de honte ! Le Djihad Vert veut par des actes qui marquent sensibiliser l’opinion à sa cause. S’en prendre aux grands patrons affole jusqu’au pouvoir. Cependant, le grand public semble plus fasciné par la mise en scène des meurtres que par la cause écolo-végane. Il y là un paradoxe car, habituellement c’est la Vox populi qui fait bouger les lignes du pouvoir, non l’inverse ! Décider contre le peuple c’est prendre le risque de se voir qualifier de fasciste, de dictature, de perdre la base qui vous a porté au pouvoir. Le commissaire comprend vite qu’un arbre semble vouloir cacher la forêt. Alors que tout semble au carré, que les autorités sont prêtes à classer cette sombre affaire, l’équipe d’enquêteurs trouvent enfin le détail qui permet de relier deux personnes, venues d’univers très différents. Ceci va permettre d’investiguer plus loin, là où semble profiter le crime. Derrière une cause juste, peu se tapir la défense d’intérêts très personnels…
Nils Barrellon tisse un écheveau diabolique dans son roman. Le groupuscule semble avoir toujours une longueur d’avance. Les activistes paraissent avoir des moyens, et des connaissances spécifiques. Les mises en scène des meurtres demandent un gros travail de préparation, cela ne s’improvise pas à la hâte… Ce roman, qui se lit d’une traite tant il fascine le lecteur ne cesse de rebondir. Il y a du sang, des larmes et de la peur et, c’est ce qu’on aime trouver dans un bon polar. Nils Barrellon trompe le lecteur jusqu’au bout de son livre ! On est sur le point de comprendre enfin, lorsqu’un rebondissement fait s’écrouler la solution un instant entrevue. Avec Nils Barrellon, le fil rouge vers la solution est celui de la colère, de la peur et de la honte, bien éloigné de la cause apparemment défendue. La violence des actions végan accrédite la thèse de Djihad Vert, sauf que tuer des hommes pour défendre la non-violence sur les animaux est une contradiction notoire ! Le commissaire devra trouver à Cui bono s’il veut vraiment dénouer une affaire se cachant dans l’affaire !
mercredi 23 mars 2022
Le neutrino de Majorana sélectionné pour les 2ème MéMO Awards
Le neutrino de Majorana est sélectionné pour les 2ème MeMO Awards des bibliothèques de Cergy Pontoise, catégorie Polar... Les sélectionnés font partie des coups de cœur des bibliothécaires 2021... Les votes sont ouverts... Si vous avez aimé, n'hésitez pas à le faire savoir :-)
Pour voter, c'est là : https://www.bibliotheques.cergypontoise.fr/dossiers_documentaires/memo-awards-edition-2022
dimanche 20 mars 2022
La critique de Jean-Michel de la Terre en colère...
...pour son site Polarmaniaque
Un corps suspendu d'un pont au -dessus du périphérique parisien, voilà qui n'est pas banal et un tantinet horrifique, a fortiori quand ce n'est pas un citoyen lambda et que l'assassinat est revendiqué par une mystérieuse organisation inconnue s'appelant "Djihad Vert". Ainsi débute ce polar dont on se dit avec le commissaire Bonfils et le groupe Da Silva qu'il pourrait bien recéler des intégristes écolos. Mais serait-ce vraiment la réalité, ne serait-ce pas un peu simpliste, est-ce que au final, ce ne serait pas un enfumage dissimulant les vrais mobiles inavouables? Certes, une liste de certains des plus gros pollueurs de la planète a été mise en exergue mais ne serait-ce pas un paravent ? Tout est en faux-fuyants dans ce polar trompeur qui pratique la technique du mistigri et qui joue avec le lecteur à coups de tours de passe-passe et de trompes-l'oeil. Heureusement, nous avons sous la main un commissaire chevronné qu'il est fort difficile de manipuler et ce n'est pas à un expérimenté individu simiesque qu'on apprend à faire des grimaces retorses. Il me semble que j'ai tout lu de cet auteur et je n'ai pas souvenance d'avoir jamais été déçu alors que chacun de ces opus est à chaque fois fort différent, y compris depuis ses tous débuts.
jeudi 10 mars 2022
La critique de Laurent de la Terre en colère...
...pour son site K-Libre
L'attaque des khmers verts
Le commissaire Julien Bonfils est chargé d'une nouvelle enquête. En effet, on vient de retrouver le corps d'un homme pendu par un câble depuis un pont du périphérique. À peine arrivé sur les lieux, il voit dans le public, qui observe les événements, un individu qui lui semble louche. Alors qu'il tente de l'interpeler, ce dernier s'enfuit et c'est le début d'une course poursuite très dangereuse. Mais l'homme parvient à s'échapper. Quelques heures plus tard, une revendication arrive et annonce que derrière ce meurtre se trouverait un groupe écologiste qui proclame le djihad vert et veut provoquer la repentance en tuant des gens impliqués de manière négative dans le réchauffement climatique. Le commissaire est surpris car autant le groupe semble mener avec force et tactique ses manières de ravir les victimes, de mettre en scène leur mort, de faire transiter les informations, autant sa communication semble brouillonne et mal faite. Quand un deuxième corps est retrouvé, dans les mêmes conditions que le premier, la police va pouvoir intervenir plus facilement, car les actions des uns et des autres provoquent des mouvements, des traces et elle peut ainsi se lancer à la poursuite d'éventuels complices, de petites mains qui ont effectué une partie du travail et savent deux-trois éléments qui, mis bout à bout, créent une piste intéressante à suivre. Mais il reste toujours cette interrogation du différentiel entre des connaissances très pointues et des moments qui frisent l'amateurisme. La vérité des chefs qui se cachent derrière ce groupe terroriste vert est peut-être bien différente de celles de combattants de la base...
Le roman de Nils Barrellon se base vraiment sur le travail d'une équipe de policiers, menée par un commissaire qui devrait rester en retrait mais se met en danger constamment par goût de l'adrénaline. Et ça rend l'intrigue nerveuse avec des rebondissements bien montés et relançant continuellement l'histoire. La description des personnages est menée avec soin et l'on suit avec attention des aventures rapides, bien racontées, dans un roman qu'on aura du mal à lâcher avant sa conclusion.



















