
Will Edwards est un serial killer en devenir comme seuls les
States semblent pouvoir engendrer. On assiste donc, sur près de 700 pages, à sa
naissance puis à son développement. À sa maturation. Et bien évidemment, à sa
traque par le profiler du FBI, RJ Scanlon !
Le
tueur intime se lit comme on
regarde une super production américaine, avec plaisir et jouissance. C’est
divertissant. Pas besoin de réfléchir, juste se laisser porter (un peu
d’attention est toutefois nécessaire pour ne pas se perdre dans tous les
personnages aux patronymes so ricains qu’ils se ressemblent tous – mais on me
reproche la même chose dans le Jeu de
l’Assassin avec des patronymes « bien français » alors...).
Claire Favan décrit les faits et les pensées avec justesse. J’ai apprécié
notamment la retenue dans les descriptions des scènes de crime : sans les
nommer, on perçoit, on devine les atrocités commises par Will Edwards. Le début
du roman, où on assiste à l’éclosion du monstre, m’a fait penser à American Psycho d’un de mes auteurs
fétiches, Bret Easton Ellis. Un temps, j'ai vu Pat Batman dans l’ombre de Will Edwards. J'ai cru aussi reconnaître dans RJ le pendant masculin de Clarice Starling
mais...
Le tueur intime souffre de ses qualités
outre-Atlantique. Le style est efficace mais neutre, quelques longueurs sont à
déplorer et, comme pour une super production américaine, on en devine la fin
dès le début car les codes sont les
mêmes : le héros ne meurt jamais, le méchant finira par se faire prendre
et il y aura sûrement un deuxième épisode (et il y en a eu un, intitulé Le tueur de l’ombre !)
Claire Favan, qui avoue n’avoir jamais
été aux USA, semble avoir puisé son inspiration dans ces différentes sources américaines (et
la liste serait à rallonger, entres autres et en vrac, avec Le collectionneur, Copy cat, L’étrangleur de Boston,
Jennifer 8, Tueurs nés, Zodiac...)
pour en faire une synthèse maligne mais prudente. Elle livre donc un thriller au goût de déjà vu.
Néanmoins, et c’est bien là le principal, on prend un grand plaisir à le lire. C’est fait pour les vacances. À dévorer avec un grand verre de Coca et une boîte de pop corn à portée de la main !
Néanmoins, et c’est bien là le principal, on prend un grand plaisir à le lire. C’est fait pour les vacances. À dévorer avec un grand verre de Coca et une boîte de pop corn à portée de la main !
PS : J'ai rencontré Claire au Salon du livre de poche de Saint Maur où j'ai pu apprécier sa gentillesse et sa simplicité. Elle mérite amplement son succès et me souhaite le même en retour ;-) Ça c'est sympa et j'espère qu'elle ne me tiendra pas rigueur de cette critique (qui a le mérite d'être honnête).
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